Publié le 06/03/2009 à 12:00 par tepuuonehitiaa
Tous les bambous ont des tiges souterraines, appelées rhizomes. Ils permettent à la plante de croître en formant des touffes plus ou moins serrées. C'est aussi un organe de réserve. Les racines sont adventives et se développent autour des nœuds du rhizome.
On peut distinguer généralement deux grand types de système de rhizome. D'une part les rhizomes pachymorphes (πᾰχῠς épais ; μορφή, forme) qui sont courts et épais et qui se rencontrent chez les bambous cespiteux (Bambusa glaucescens, Bambusa vulgaris, Fargesia murielæ, Fargesia nitida) et d'autre part les rhizomes leptomorphes (λεπτός, mince ; μορφή, forme) qui sont longs et minces et qui se rencontrent chez les bambous traçants (Semiarundaria, Sasa, Pleioblastus). La feuille [modifier]
Comme toutes les feuilles de graminées, elle comprend une gaine, le fourreau qui enveloppe le chaume, qui présente à son sommet une ligule et des oreillettes plus ou moins développées, le pétiole assez court, et le limbe très allongé, à nervures parallèles, partie la plus apparente de la feuille.
Il en résulte que la feuille du bambou est clairement découpée, fait assez unique chez les monocotylédones, chez les Poacées. Les bambous ne sont pas des arbres et n'ont pas de branches. Ce que certaines personnes appellent, à tort, une « branche » de bambou est en réalité une feuille de bambou.
Le chaume
Bien que le bambou ne soit pas un arbre du point vue botanique, on parle de forêt de bambou (Arashiyama)
Jeune pousse de bambou géant
La tige principale est un chaume, ou canne, lignifié, fistuleux (c'est-à-dire en tube creux) cloisonné aux nœuds. La cicatrice visible aux nœuds est la trace de la gaine des feuilles tombées. Le chaume peut se diviser en rameaux feuillés, eux mêmes divisés en ramuscules.
Le bois des chaumes, riche en silice, est très dur et très résistant. La taille des tiges varie selon les espèces de moins d'un mètre à près de 10 m. La vitesse de croissance peut chez certaines espèces être spectaculaire, jusqu'à un mètre par jour (Vigueur que les Chinois auraient utilisé pour en faire un supplice).
Les chaumes se balancent au vents forts et se plient sous le poids de la neige mais ils se cassent rarement. Cette flexibilité est due aux entrenœuds creux de chacun des chaumes.
La floraison [modifier]
Inflorescence d'un bambou américain (Arundinaria gigantea)
La floraison des bambous présente des caractéristiques particulières, qui ne sont cependant pas toujours vérifiées :
* la floraison n'est pas régulière et souvent espacée de plusieurs dizaines d'années. Le record est détenu par le bambou à tiges noires, dont la dernière floraison remonte à 1920.
* pour une espèce donnée, elle se produit simultanément dans toute une région, voire dans le monde entier, quel que soit l'âge de la plante ;
* les chaumes se dessèchent et meurent après avoir fleuri.
Constatée maintes fois, la simultanéité de floraison n'a pas encore été scientifiquement expliquée. Une des hypothèses serait une mémoire génétique, une information contenue dans l'ADN du bambou et différente selon chaque variété.
Les fleurs, plutôt rares, apparaissent à l'aisselle des feuilles, aussi bien sur des tiges jeunes que sur des tiges âgées. Elles sont groupées en épillets.
Le fruit
Le fruit est avec la fleur la structure la moins connue des bambous. Des caryopses peuvent être trouvés chez certaines espèces d'Arundinariinae.
La culture
Compte tenu de la floraison aléatoire du bambou, la culture moderne se fait par bouturage d'un morceau de rhizome conservé avec ses racines. Le bambou doit avoir environ quatre ans pour pouvoir être bouturé efficacement. On détache un morceau de trois chaumes consécutifs pour en faire une bouture. Les jeunes plants demandent de l'ombre afin de rafraîchir les racines superficielles et les pousses tendres. Après quelques années le feuillage suffit à apporter l'ombre nécessaire. On plante la motte de rhizomes dans une terre fraîche et humide, bien drainée en hiver. La plantation se fait entre mars et avril après les dernières gelées ou entre août et septembre. La motte est préalablement trempée en faisant attention qu'elle ne se casse pas puis placée dans un sol travaillé mélangé à du terreau. On recouvre enfin de trois bonnes couches de tourbe. Un tuteur peut être utile. Arroser une fois par semaine pendant l'été. Attention, les racines et rhizomes sont envahissants et gênent le reste de la végétation. En début de printemps, il faut couper les tiges inutiles au ras et amender le sol si celui-ci est pauvre.
Plante alimentaire
Turions de bambou (takenoko) tels qu'ils sont vendus au Japon
Les turions de toutes les espèces sont comestibles, bien que certains puissent être assez amers. Phyllostachys edulis fait l'objet de cultures industrielles dans ce but. Les jeunes pousses sont cueillies, un peu comme des asperges, dès qu'elles commencent à sortir de terre. La plupart des espèces ne se mangent pas crues à cause de leur amertume. On les fait bouillir ou griller dans leur enveloppe, que l'on enlève ensuite, avant d'émincer le cœur des pousses pour les préparer en salade, en friture ou en sauce. Les pousses de certaines espèces (Sasa) peuvent être grillées au four et dégustées directement.
* Certains bambous sont utilisés en phytothérapie.
* Les graines peuvent être moulues et donnent une farine nutritive.
* Certaines espèces peuvent être cultivées sous forme de pâturages pour le bétail.
* Les pandas géants se nourrissent exclusivement de bambous.
Plante ornementale
Les bambous sont recherchés comme plantes décoratives pour leur feuillage, qui peut être vert ou panaché de blanc ou de jaune, pour leurs tiges, les chaumes, particulièrement ceux des Phyllostachys, dont les couleurs sont variées : vert, noir, jaune, tacheté, rayé, etc., et pour leur port, de la plante tapissante au bambou de grande taille. Ils sont souvent utilisés en touffes au bord des pièces d'eau ou en haies (Phyllostachys nigra henonis ou Phylostachys nigra boryana). On peut en faire des bonsaïs, notamment Phyllostachys humilis.
Il est possible d'observer de nombreuses espèces de bambous à la Bambouseraie de Prafrance dans le Gard (France).
Textile
Avec plus d'un millier d'espèces connues et d'innombrables applications, le bambou conquiert aujourd'hui le marché du textile. Un processus similaire à la transformation de la pâte à papier en rayonne permet de changer des pousses robustes en un tissu soyeux hautement absorbant et antibactérien ou parfumé par adjonction d'additifs. Des boutiques spécialisées, et même certaines chaînes nationales américaines, commercialisent désormais des vêtements et du linge de maison à base de fibre de bambou. Les consommateurs apprécient que ces produits viennent d'une source naturelle renouvelable qui pousse sans nécessiter de nombreux produits chimiques (ce qui n'est pas le cas malheureusement de sa transformation en viscose, avec de la soude). En 2004, la Chine - premier producteur mondial de bambous - a exporté pour l'équivalent d'un million de dollars de bambous destinés au secteur du textile. En 2006, ce montant a été multiplié par dix !
Objets divers
Petite fontaine en bambou.
Fabrication de meubles, parquet, de tuteurs, cannes à pêche, arcs, d'instruments de musique à vent ou à percussion, d'ustensiles divers (vases, pots à tabac, étuis, paniers...) et grattes-dos dollorama.
Fabrication de tissu molleton, éponge, velours utilisés pour la fabrication de couches-lavables (car très absorbant) et autres.
Après avoir essayé des centaines de substances, Thomas Edison imagina, en 1880, d'équiper ses ampoules de filaments de bambou carbonisés. Et l'expérience réussit. La lampe électrique devint une réalité. Elle put être produite en série et commercialisée. Après plus d'un siècle, quelques-unes de ces pièces de musée survivent et s'allument encore grâce aux fils de bambou incandescents.
Construction
Construction en une semaine d'une maison 100% bambou certifiée parasismique et paracyclonique
Maison en bambou
Constructions légères (cases, pilotis, cloisons, « ponts de singes »...). Simón Vélez est un des architectes leader dans la conception de structure en bambou. Une entreprise française [1] propose des bungalows et des maisons avec un système d'assemblage de panneaux en bambou homologuées aux normes internationales de construction. Soutenue par Oséo Innovation
[2])(ex Anvar), elle est en train d'homologuer ce système aux eurocodes. Des entreprises et des organismes [3]travaillent sur le développent de structures lamellé-collé en bambou, plus performantes que celles en bois à diamètres égaux.
Publié le 06/03/2009 à 12:00 par tepuuonehitiaa
Présent d'Indonésie jusqu'en Polynésie orientale, le Mape a été introduit lors des migrations polynésiennes. Il se rencontre fréquemment dans toutes les îles hautes à proximité de cours d'eau et dans les fonds de vallées. Grand arbre pouvant atteindre plus de 30 m de hauteur au tronc droit de 1,50 m de diamètre sur lequel se développent de grands contreforts plats. les feuilles sont simples, alternes et les fleurs blanches très odorantes. Le fruit est une drupe arrondie et aplatie de 5 à 9 cm de long de couleur verte virant au jaune puis à l'orange à maturité et contenant une amande. Les amandes bouillies sont communément consommés sous le nom de "Mape chaud”
Les contreforts du tronc étaient utilisés pour transmettre les informations par le frappement des minces parois afin de faire résonner un battement dans la vallée ou sur la mer.
A Tahiti, le suc des fruits verts de mape, mélangé avec le suc de l'écorce d'Atae (Erythrina indica) est utilisé pour guérir la piqûre du poisson Nohu et l'inflammation consécutive. Les feuilles sont utilisées dans des remèdes contre la dysenterie. Le mape fournit un bois très recherché pour en faire du charbon. La sève issue de l'écorce ou de jeunes fruits était utilisée comme teinture (noir, bleu, vert, violet ou rouge)
Selon le mythe de la création, les fruits viennent des reins, la sève rouge du sang, et les contorsions du tronc du nez de l'être humain.
Publié le 06/03/2009 à 12:00 par tepuuonehitiaa
Avant la colonisation, les polynésiens conservaient les uru de deux manières :
* Opio : les uru étaient cuit dans un four tahitien ahimaa. Ce four est constitué d'un trou creusé en terre où est fait un feu recouvert de pierres volcaniques. Ce sont ces pierres qui une fois chauffées cuisent les aliments. Les pierres sont recouvertes d'une couche de feuilles, et les aliments empaquetés dans des feuilles sont placés par dessus, avant d'être à leur tour recouverts de feuilles, puis de sable. La cuissons se fait donc à l'étouffée, pendant 2 jours. Dans le cas du Opio, les uru étaient laissés ainsi, se conservant plusieurs semaines à l'abris de l'air. Des trous creusés sur les côtés permettaient de se servir de temps en temps.
* Mahi : le mahi est une pâte de uru fermentée, principalement utilisée par les marquisiens. Les uru étaient pelés puis découpés en retirant le cœur qui n'est pas consommable. Ces morceaux étaient ensuite placés dans une fosse, enveloppés de feuilles de ti. La fosse était ensuite recouverte de terre. Après fermentation, le uru se transformait en une pâte qui était cuite au ahimaa. Le mahi pouvait se conserver pendant un an.
Différentes parties de la plante étaient utilisées en médecine traditionnelle pour la confection de ra'au tahiti, à partir de l'écorce, de la sève etc.
Le latex du uru était utilisé en colle. Le tronc servait à la confection de pirogues, et l'écorce pour fabriquer le tapa.
Notes et références [modifier]
1. ↑ Il est parfois désigné sous le nom de maiore, un roi ayant pris le nom de uru, il était devenu tabou de l'utiliser. tahiti1.com [archive]
Les principales variétés de uru
Dans les îles de la Société, 26 espèces de uru sont très connues :
• AATA : fruit très allongé de médiocre qualité.
• AFARA : fruit assez petit. Cuisson rapide et chair insipide.
• APUAPUA : fruit rond, cuisson facile, chair blanche, plutôt sèche et très appréciée.
• ARAVEI : chair jaune pâle, très savoureuse.
• ATIATIA : fruit peu abondant, petit et rond. Cuisson rapide, pulpe jaune, gluante, d’un bon goût.
• HARARE : fruit à épiderme presque lisse, d’un goût excellent.
• HAVANA : pulpe jaune d’or, gluante, d’un goût délicieux. Malheureusement, le fruit ne se conserve pas, il faut le consommer dans les 48h qui suivent la cueillette.
• HUHA PAPAE : peau vert foncé pulpe blanche après la cuisson avec un goût agréable.
• HUERO : fruit rond avec une peau vert brillant. Cuisson facile. C’est la seule variété fertile.
• MAIRE : épiderme vert jaunâtre, avec des taches brunes. Pulpe jaune pâle de saveur agréable après la cuisson.
• MAOHI : ces fruits sont regroupés en grappe de 2 ou 3. La cuisson est assez longue et donne une chair blanche d’un goût agréable.
• MAREA : fruit ovale à épiderme vert brillant.
• MATATEOA : fruit atteignant 25 cm de long et 15 cm de diamètres. Son épiderme est de couleur vert jaunâtre légèrement teintée de brun. Sa cuisson est rapide avec une saveur fade.
• PAEA : fruit énorme atteignant 27 cm de long et 22 cm de diamètre et de pulpe jaune brillant. Autrefois, cette variété de uru était réservée à la classe sociale élevée à cause de sa grosseur et de son goût agréable.
• PAE FEE : fruit rond de 15 cm de diamètre à épiderme vert pâle tâché de brun. Sa cuisson est rapide et donne une pulpe blanc crème de goût agréable.
• PARU ou PAPARU : fruit volumineux, rond mais légèrement ovale et d’épiderme vert jaunâtre. Après sa cuisson, il donne une pulpe blanche assez savoureuse.
• PEI : fruit volumineux légèrement ovale à épiderme vert pâle. Il cuit facilement, mais il faut le faire dès que le fruit a été cueillit. Sa chair après la cuisson est jaune pâle et sucrée.
• PETI : fruit rond de petite taille et aplati au sommet. Son épiderme est mince et de couleur jaune verdâtre, tâché de brun. Sa cuisson est rapide et donne une pulpe de couleur jaune canari, fine avec un goût sucré un peu acidulé qui est très apprécié.
• PIRIATI : fruit disposé par pair. Sa chair est de couleur crème d’un goût délicieux.
• PUAA : fruit rond à épiderme vert brun. Le fruit mûrit très lentement et peut se conserver 10 à 12 jours.
• PUERO : fruit rond et volumineux à surface très rugueuse, jaune verdâtre et parsemée de tâches brunes. Après cuisson, cette espèce a un goût excellent.
• PUERO OVIRI : fruit rond aplati au deux pôles de qualité médiocre.
• RARE : fruit long de 17 cm à surface très rugueuse. D’une pulpe jaune pâle à petits grains avec un bon goût.
• RARE AUTIA : fruit rond de 15 cm de diamètre à surface vert terne avec des traînés brunes. L’une des meilleures variétés réservée autrefois aux rois.
• TATARA : fruit énorme qui atteint parfum la taille d’une pastèque et le poids de 4,5 Kg avec une chair de bonne qualité.
• VAI PAERE : fruit volumineux d’une surface vert jaunâtre avec des taches brunes. Sa pulpe est ferme, lisse, plutôt sèche et légèrement aigre au goût.
Le uru existe en de très nombreuses variétés. Les Polynésiens arrivent à les distinguées suivant ces critères :
• hauteur et port de l’arbre
• épaisseur des feuilles
• couleur des feuilles
• nervures des feuilles
• disposition des fruits
• caractères des fruits : taille, forme, couleur et aspect.
Préparation alimentaire du uru
Autrefois, les Polynésiens avaient deux manières de conserver les fruits : OPIO et MAHI (sorte de popoi marquisien). Ils utilisaient ces deux techniques pour conserver les fruits d’une abondante récolte.
OPIO : les fruits étaient cuits dans un ahimaa (technique de cuisson tahitienne à l’étouffée) pendant 48 h. Ensuite, les Polynésiens creusaient des trous sur les côtés du ahimaa afin que les familles puissent se servir. Ainsi stockés à l’abri de l’air, les uru restaient comestibles pendant plusieurs semaines.
(lien avec ahimaa)
MAHI : c’était une pâte fermentée. Les uru, arrivés à maturité, était pelés puis découpés en petits morceaux à part le cœur qui était rejeté. Ces morceaux étaient jetés dans une fosse ne dépassant pas 25 m3 de volume. Les parois de cette fosse étaient entourées de feuille de citronnelle (TI) pour protéger les morceaux de uru de la terre. Quand la fosse était remplie les Marquisiens la tassaient avec leur pieds et la recouvraient d’un lit de feuilles de ti. Ensuite le trou était bouché avec de la terre et des pierres. Il était possible d’avoir 2 ou 3 couches de tas de morceaux de uru qui étaient séparées par un lit de feuilles de uru. Le mahi en forme de boules ou de rouleaux était enveloppé dans des feuilles puis cuit au ahimaa. Les morceaux de fruits se transformaient après fermentation en une pâte pouvant se conserver un an ou plus.
Cependant, elle pouvait provoquer chez certaines personnes des diarrhées et des céphalées. Le mahi était un aliment de disette. Sa préparation a été abandonnée dès l’ouverture des îles au monde extérieur et avec la disparition de toutes menaces de famine.
De nos jours, le uru se prépare différemment. En effet, nous pouvons le voir en purée, en frite, cuisson au four, …
L’utilisation des autres parties de l'arbre à pain
Autrefois, les prêtres polynésiens (tahu’a) employaient souvent les plantes présentes en Polynésie pour la fabrication de médicaments. L’arbre à pain était l’une de ces plantes. Différentes parties de cette plante étaient utilisées et mixées avec d’autres ingrédients. Ces médicaments permettaient de traiter : des entorses, foulures, contusions, toux, bronchites, asthme, angines…
Le latex blanc (tapau uru) qui s’écoule lors d’une incision de l’écorce était utilisé à l’état liquide brut avec un peu de monoi (huile polynésienne) comme cosmétique pour fixer les cheveux. En outre, ce latex était employé après séparation de la partie aqueuse comme glu pour capturer les oiseaux.
En outre, le bois du tronc était utile pour creuser les pirogues alors que l’écorce des jeunes branches était utilisée pour la confection de tapa.
Publié le 06/03/2009 à 12:00 par tepuuonehitiaa
PŪRAU
n.c. 1°) Hibiscus tiliaceus (Linné). Cet arbre très commun et très utile s'appelait autrefois FAU. Les feuilles sont toujours appelées RAUFAU ; les fleurs écloses sont appelées PUĀFAU et celles qui ne le sont pas encore PUAPUĀFAU. De l'écorce, on retire le MORE qui sert à faire des cordes et des costumes de danse. PŪRAU PAPA'Ā : Autre nom du FAUTI'A ou FAUTŪ = Ambrette. Les variétés principales sont : PŪRAU AHUE (qui pousse bien droit), PŪRAU HIVA (espèce la plus commune), PŪRAU 'OPI'OPI (a des feuilles et des fleurs cannelées), PŪRAU MĀ'OHI (ses feuilles servent à préparer la nourriture) ; PŪRAU PAPA (qui pousse sur les rochers et n'a pas de graines), PŪRAU TŌROIRE (a de petites feuilles).
2°) (Davies) - Vêtement fait avec l'écorce du PŪRAU. Synonyme(s) : FAU (1)TUMU PURAU
L'Hibiscus Tiliaceus
UTILISATION
TRONC peut être utilisé pour le
Feu de bois, fermes pour la toiture,
OBJETS D'ORNEMENTS INTERIEURS
- Plat d'Ornement ou de fruits
- Ukulele pour le son
- Tapa
LES FEUILLES
Peut être utilisé pour faire des couvres "ahimaà" (four tahitien).
- Couvre-aliments (Puòhu maà)
- Assiettes
LA FLEUR :
- Utiliser aussi dans la médecine traditionnelle.
Hibiscus tiliaceus est un arbre de la famille des malvacées, très commun sur les côtes des îles d'Océanie et d'Asie du Sud-Est. Son écorce interne, appelée more en Polynésie française, est un textile de base dans la confection des costumes polynésiens.
Fleurs [modifier]
Ses fleurs naissent blanches le matin, mais leur couleur varie au cours de la journée jusqu'à leur chute de l'arbre le soir. Elles passent du blanc au jaune pâle, puis rose, fuchsia, pourpre et enfin violine.
Écorce [modifier]
Te burao, Paul Gauguin, 1892
Le more (mot tahitien) est l'écorce interne de cet hibiscus avec laquelle on fabrique des cordes, des nattes, des costumes de danse tahitienne (tamure, otea, aparima) et des sandales.
Variétés principales [modifier]
Pūrau ahue
Variété qui pousse bien droit.
Pūrau hiva
Espèce la plus commune
Pūrau 'opi'opi
Variété qui a des feuilles et des fleurs cannelées.
Pūrau mā'ohi
Ses feuilles servent à préparer la nourriture .
Pūrau papa
Cette variété pousse sur les rochers et n'a pas de graines.
Pūrau tōroire
Variété à petites feuilles.
Pūrau papa'ā
Autre nom de l'ambrette, fauti'a (ty) ou fautū (ty). FAAOHIPARAA
Vehie no te ahi
Aho – Fare
Tu'u Roto
Apa'apa
Pàa no te tauraa
Nati raa te aho Fare
Nati raa te Tapoi no te niau
Firi. Nape avaro
No te animara
Vaa Ho'e, Ama, Rau
Ohipa api no te Ie
Tau rai oà a poti – Poito
Upèa, Hapèe
FAAUNAUNA UTUAFARE
Umete faanehenehe
Ukulele, no tonà òtoòto
Papa hia ihora i riro ei TAPA
rave hia e Vehi to taua tino
RAUERE
Apiù, ahimaà
Puòhu màa
TIARE
Te raaù maòhi
Publié le 06/03/2009 à 12:00 par tepuuonehitiaa
HISTOIRE
Le Badamier est indigène des îles de l'Océan Indien jusqu'en Polynésie occidentale. Il a été introduit par les Européens à Hawaii et en Polynésie orientale. En Polynésie française, on le trouve dans tous les archipels. C’est un arbre de bord de mer planté initialement dans les villes ou villages comme arbre ornemental qui s'est aujourd'hui naturalisé.
Arbre mesurant jusqu'à 25 m de hauteur et plus de 1 m de diamètre au port caractéristique en étages successifs de branches horizontales et dont les individus âgés sont dotés de contreforts. Feuilles simples, alternes et regroupées à l'extrémité des branches. Inflorescences en épis portant de nombreuses fleurs blanches odorantes. Le fruit est une drupe ovoïde rouge à maturité et de 4 à 10 cm de long, contenant une amande allongée. Certains badamiers sont complètement défeuillés à la fin de la saison sèche (septembre à novembre). Le Badamier est utilisé en plantation forestière afin de produire du bois d'ébénisterie. Ses feuilles et jeunes pousses sont employées en médecine traditionnelle pour traiter les bronchites, les pustules d'origine infectieuse et les inflammations des testicules ou du ventre. Dans les années 40, un atelier de tannage fonctionna à Tahiti en utilisant notamment l'écorce de badamier comme substance tannante.
Publié le 06/03/2009 à 12:00 par tepuuonehitiaa
HISTOIRE
Parfois haut de 20 mètres, il est originaire de l'Asie tropicale, et pousse en Polynésie, en Mélanésie et dans toute l'Océanie. Les feuilles, les fruits et le bois du Tamanu étaient utilisés dans différents domaines. Son bois était exploité par exemple pour fabriquer des pirogues et des statues d'idoles. Depuis 50 ans, les recherches ont mis à jour des propriétés thérapeutiques très intéressantes, qui viennent peut-être conforter la vénération dont cet arbre fait l'objet... PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS PRINCIPALES : L'huile de tamanu est extraite des amandes contenues dans le fruit. Cette amande se révèle très oléagineuse après dessiccation. Elle fournit une huile aux propriétés protectrices qui favorisent la cicatrisation en régénérant les cellules de l'épiderme comme celles des muqueuses. L'huile de tamanu est donc indiquée en cas de brûlures, gerçures et plaies, et pour traiter les lésions acnéiques ainsi que l'eczéma. Elle a la particularité d'agir efficacement sur le zona. L'huile végétale de tamanu possède également des vertus anti-radicalaires et anti-inflammatoires, c'est pourquoi elle est préconisée pour soulager les douleurs rhumatismales ou dues à des lombalgies ou des sciatiques. Elle contient entre autres de la calophyllolide qui la rend antibiotique et qui lui permet d'intervenir sur le Bacille de Koch. L'huile végétale de tamanu est recommandée pour les problèmes circulatoires, surtout veineux ; en usage externe, elle est efficace aussi dans la protection des petits vaisseaux capillaires, et est préconisée pour prévenir et traiter les effets de la couperose. Dans le domaine cosmétique, l'huile de tamanu, souvent employée comme matière première de produits régénérants, protège des rayons solaires, adoucit les irritations et prévient l'apparition de rides et de vergetures. Elle est très indiquée pour réhydrater et revitaliser les peaux sèches ou abîmées, et pour les protéger tout en les nourrissant.
CONSEIL D'UTILISATION : Usage externe : En application locale sur les zones gercées, brûlées, irritées ou blessées.
PRÉCAUTIONS D'EMPLOI : Peut être utilisée non diluée en application locale.
INSTRUCTIONS DE STOCKAGE : Garder dans un récipient fermé, à l'abri de l'air et la lumière, à température inférieure à 25°C.